Information de parution : « Vinaver, le théâtre de l’immanence », de Simon Chemama. Chez Champion, Paris, 2016, Collection « Littérature de notre siècle », 552 pages. En librairie.

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Présentation de l’éditeur :

Comment une œuvre d’art peut-elle agir politiquement sans être une œuvre militante ? La réponse de Vinaver, dès la fin des années 1940, est singulière : l’œuvre sera politique de par sa matérialité même ; les idées seront immanentes à l’écriture. Mais Vinaver ne se contente pas de formuler cette réponse, il nous laisse comprendre que la bonne question se pose plus simplement encore : « comment une œuvre peut-elle agir politiquement ? » (les œuvres «militantes », en effet, n’agissent pas véritablement, ou, si elles agissent un moment, s’éteignent très rapidement).

Notre travail a donc consisté à examiner cette matérialité. Le phénomène majeur en est le collage (juxtaposition et non-intentionnalité). Un « dépouillement » des archives était nécessaire. Nous partons des premiers textes narratifs de l’auteur et nous explorons toute son œuvre, jusqu’à la dernière pièce, Bettencourt Boulevard ou une histoire de France. Pourquoi Vinaver a-t-il choisi le théâtre et s’y est-il tenu ? Précisément parce que le théâtre est le genre où l’auteur risque le moins de faire entendre sa voix, ses idées. Dans ses dernières pièces, il n’invente presque plus, se contentant parfois de découper et coller ; l’auteur s’efface derrière le compositeur.

Simon Chemama est ancien élève de l’ENS de la rue d’Ulm, agrégé de lettres modernes et docteur en études théâtrales. La thèse de doctorat dont ce livre est tiré a reçu le Prix Louis Forest en Lettres et Sciences humaines 2013 de la Chancellerie des Universités de Paris.