La culture et le gouvernement, le mépris

Le verdict est tombé. Sec comme un coup de trique. Pas de culture. Ni à la St-Nicolas, ni à Noël, ni…
Jusqu’à quand le gouvernement pense-t-il pouvoir jouer au yoyo avec le monde de la culture ?
Souffler le froid… et le froid ? Depuis le début de la pandémie en mars, le pays a connu un confinement total, puis un déconfinement partiel avec couvre-feu.
Et désormais un reconfinement pour la culture jusqu’au 7 janvier, au moins…
Les raisons sanitaires, une courbe qui repart à la hausse, justifient-elles de mettre sous clé les théâtres, les cinémas, les cirques, les salles de concert, les musées ? Mais pas les centres commerciaux ?
Tous, artistes, théâtres, salles de spectacles, tous s’étaient préparés à jouer, rejouer, rouvrir le 15 décembre, en appliquant les mesures sanitaires de rigueur: spectateurs espacés et masqués, jauges à la baisse, horaires adaptés…
Les spectacles avaient été reprogrammés, décalés, certains loin dans le temps, d’autres repoussés à 2022.
Le monde de la culture est sous le choc. Il est même en colère.
Toutes les décisions sont prises en vase clos, sans la moindre consultation préalable auprès des organismes représentatifs. Il y a les conséquences économiques, catastrophiques : combien vont rester sur le bord de la route ?
Mais aussi les conséquences humaines, le sentiment que ce gouvernement se fiche des artistes, de la création, des spectateurs, tout juste bon à consommer dans les allées bondées des grandes surfaces.
En annonçant ces nouvelles restrictions, Macron tire sur le pianiste.
Sans sommation.

La Présidente
Marie-José Sirach