Notre consœur Monique Barichella, membre du Syndicat de la Critique depuis de nombreuses années, vient de nous quitter subitement. Femme de caractère, passionnée par la voix et le théâtre vivant, dotée d’une mémoire étonnante, elle collaborait notamment avec le mensuel Opéra Magazine. Elle parcourait sans cesse le monde, des États-Unis à l’Angleterre ou à la Russie et fut proche du grand chef d’orchestre Valery Gergiev. Fidèle des principaux festivals musicaux comme Bayreuth et Salzbourg, toujours attentive à découvrir les nouveaux talents, sa plume vive et alerte était connue de tous. Au-delà de l’art lyrique, elle aimait tout particulièrement le théâtre et le cinéma. La naissance l’an dernier de sa première petite fille l’avait emplie de joie. Monique Barichella s’apprêtait à partir pour le Festival d’Aix-en-Provence. Le sort en a décidé autrement ! Elle a rejoint au firmament lyrique l’amie et la cantatrice qu’elle adulait par-dessus tout, Léonie Rysanek disparue il y a quinze ans. 

José Pons, membre du Comité du Syndicat de la Critique